Ouverture d'un nouvel exercice comptable

Un exercice comptable fonctionne de manière autonome. On doit pouvoir extraire la totalité de ses écritures, et ainsi observer le point de départ, l'activité, et le point d'arrivée de l'entreprise, sans avoir à faire appel au moindre élément extérieur. Pour ce faire, il faut donc transmettre le "bilan" de l'exercice précédent au nouvel exercice. Bilan est ici à prendre tant au sens 'commun' qu'au sens 'comptable'. L'idée est de préserver la continuité comptable, en injectant dans le nouvel exercice le "point de départ" de cet exercice, qui correspond donc au point d'arrivée de l'exercice précédent. Notez que cette transmission n'est pas à faire au 31 décembre à minuit, mais bien au moment de la clotûre définitive des comptes (donc dans les premières semaines ou mois du nouvel exercice, le plus tôt étant le mieux !).

Voici un petit résumé des reports 'standards' à effectuer. Mais bien entendu ces reports sont variables selon l'entreprise. Dans tous les cas, vous devez transmettre la totalité du bilan de l'exercice, et toujours respecter le principe de l'équilibre comptable (les différentes parties du bilan s'équilibrent toujours).

Les reports classiques :

  • Capital (compte 101000) et réserves (1061)
  • Résultat (= comptes de recette - comptes de charges ; le résultat est enregistré au 120000)
  • La trésorerie (pour chaque compte en banque, en 512000) + caisse le cas échéant
  • Dettes et créances sur les comptes de tiers (classe 4); un report au détail (écriture par écriture) peut être pratique pour réaliser les rapprochements (lettrages) ultérieurs
  • Immobilisations (valeur initiale - dépréciation), enregistrées en classe 2
  • Le cas échéant, l'état de stock en classe 3 (dans mon cas inutilisé)